Witold Gombrowicz

Biographie :

1904naissance à Maloszyce ; fils de Jan-Onufry et Antonina Marcela Gombrowicz
1922études de droit à l'Université de Varsovie
1927diplôme de l'Université
départ pour Paris ; études à l'institut des Hautes Etudes Internationales (philosophie, économie)
1928retour à Varsovie, prend un poste à la municipalité
commence à écrire
1933Mémoires du temps de l'immaturité (N)
1934se consacre entièrement à l'écriture
1935Yvonne, princesse de Bourgogne (T)
1937Ferdydurke (R)
1939Les Envoutés (R), publié en feuilleton sous le pseudonyme de Nienaski
invasion de la Pologne par les nazis ; interdiction de son oeuvre
départ pour Buenos Aires, officiellement pour écrire une série d'articles
1947le Mariage (T)
entre à la Banco Polaco de Buenos Aires
1953Trans-Atlantique (R)
début du Journal, publication dans la revue Kultura à Paris
1955quitte la Banco Polaco et se consacre désormais entièrement à la littérature
1956levée de l'interdiction de son oeuvre en Pologne
début de la reconnaissance internationale
1957Bakakai (N) (edition revue et augmentée des Mémoires)
1958l'oeuvre de Gombrowicz à nouveau interdite par le régime polonais
1960Pornographie (R)
1961Porgnographie reçoit le prix Kultura
1963arrivée en Europe grâce à une bourse de la Fondation Ford
s'installe à Berlin, puis en France
1965Cosmos (R)
1966Operette, l'histoire (T)
1967Cosmos reçoit le Prix International de Littérature
1968mariage avec Rita Labrosse
1969décès à Vence

Webographie : J'ai trouvé un magnifique texte de Ricardo Niremberg sur le site de la revue Of(f) course (en anglais ou en espagnol). On y apprend entre autres qu'il n'était pas facile d'être l'ami de Gombrowicz (on s'en doutait), que Bacacay est le nom d'une rue de Buenos Aires, et que l'admiration de Gombrowicz pour Sábato était plus diplomatique que sincère (ce qui, soit dit en passant, me rassure). J'aime aussi la façon dont Frédérik Lantier raconte sa lecture de Gombrowicz (sur le site de la revue « Ecrits... vains ? », dont le nom me fait irrésistiblement penser à « Calem... bour ? »). Jean-Pierre Salgas, auteur d'une récente biographie de Gombrowicz, est interrogé sur le site du magazine M.U.L. : malheureusement, les questions sont un peu à côté de la plaque. Je cite cet extrait qui m'a plu :

« J'ai le sentiment d'avoir trouvé en Gombrowicz une alliance, un alliage magnifique de théorie et de polémique, qui raconte et analyse la mutation du champ intellectuel tout entier à laquelle j'ai le sentiment d'avoir assisté en France, disons de 1977 (...) à aujourd'hui : le triomphe de la Restauration et de la "cuculisation" dans tous les domaines de la création, qui en littérature prend le chemin, entre Grand Meaulnes et Petit Prince, du ruralisme blanchotien, ou de l'autofiction ("vous avez une vie, faites donc un roman"), ou de la "yourcenarisation" galopante d'excellents écrivains ; un chemin d'écolier, auquel ne semble plus répondre que le roman international prétraduit ».
Sur le même site, un texte de Mark Alizart, la perte du synthétique Kantien dans l'oeuvre de Gombrowicz. Pas si difficile à lire qu'on pourrait croire....

Enfin, une bio-bibliographie en anglais sur le site du départements des langues slaves de l'Université de Glasgow. Enfin, on peut lire les premières pages des livres de Gombrowicz sur le site de Gilles Jobin.

S.C.

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